LIMITES

  Sur la base des études cliniques disponibles actuellement, la TMF est considérée comme une alternative thérapeutique validée pour la prise en charge des récidives d’infections à Clostridium difficile.  A l’inverse, si d’autres pathologies telles les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, les troubles fonctionnels intestinaux, l'obésité, les maladies métaboliques et auto-immunes, semblent représenter aujourd’hui des cibles potentielles pour l’utilisation de cette thérapeutique, le niveau de preuve n’est pas encore suffisant pour préconiser cette pratique en routine. La pratique de la transplantation fécale en dehors de la prise en charge des récidives d’infection à Clostridium difficile relève donc de la recherche clinique.  

RISQUES

  A ce jour, les effets indésirables observés à brève échéance chez les patients immunocompétents suite à une TMF restent mineurs touchant essentiellement la sphère digestive. Il s’agit essentiellement de diarrhée, constipation, ballonnements voire de douleurs abdominales apparaissant dans les heures suivant la transplantation et ne durant jamais plus de 48h. Aucun cas de septicémie ou d’autre infection n’a été rapporté. Cependant, il faut rajouter, à ces effets directement imputables à la transplantation, ceux liés au mode d’administration lorsque celle-ci se fait par sonde naso-gastrique ou par coloscopie.

Les éventuelles complications à long terme ne sont pas connues mais elles peuvent apparaitre si cette thérapeutique se développe, en relation avec le rôle important envisagé pour le microbiote intestinal dans de nombreuses pathologies.